Lundi 03 Mars 2003
Mes cours me prennent de plus en plus de temps, j'attendais ces vacances de Février avec impatience, mais il a fallu que je me retrouve cloué au lit avec 40°C de fièvre. Malade comme rarement j'avais été malade, incapable d'allumer mon ordi ou même de ramper jusqu'au frigo.
J'en ai donc été réduit à regarder la télé, et à redécouvrir les joies des jeux Tv de 11h : Motus par exemple, c'est le jeu par excellence que je ne regarde QUE quand je suis malade, et depuis bien des années. Quand j'étais plus jeune, c'était Télématin que je ne regardais que pendant mes dures jounées de fièvre (mais ça c'était l'époque ou j'étais reveillé tôt même sans obligation, une lointaine époque ;) ).
Bref, la moitié de mes vacances étaient foutues, heureusement qu'il restait cette seconde partie où j'ai eu la chance de visiter cette belle ville de Lausanne. Je ne connaissais pas la Suisse, j'avais simplement ces quelques préjugés sur la lenteur des habitants et sur le coût de la vie. Bon, déjà pour ce qui est de ce dernier point, aucun doute : La Suisse est cher, surtout au niveau nourriture, impossible de manger quelque part pour moins de 20 Francs Suisses (12 Euros). Donc le moindre repas à deux, c'est tout de suite 30 euros. C'est dans ces moments là, que l'on apprécie ces petits restos lyonnais qui me sont si chers...
Quant aux autres légendes suisses elles sont peu fondées, enfin disons qu'elles ne sont pas généralisables, les suisses ne sont pas plus lents que nous, il suffit de les voir conduire pour s'en apercevoir tout de suite, et même sur l'eau, ils semblent plus rapides que nous à en croire les derniers resultats sportifs.
Ensuite, ils ont l'air moins renfermé que les Français (ou du moins les Lyonnais), ils n'ont pas l'air super pressés à courir à gauche ou à droite en regardant droit devant eux et en ignorant, voire en méprisant, tout ce qui les entoure. Non, ils ont le sourire, et du peu d'expérience que j'en ai eu, semblent serviables et aimables. Bon il faut s'habituer à toutes ces petites spécialités suisses : Les entractes en plein milieu du film au cinéma (si vous n'êtes pas prévenu, ça fait bizarre), les sacs à défections canines, ou les distributeurs qui ne rendent pas la monnaie...
Et bien qu'ils soit difficile de généraliser, de mon point de vue, la vie suisse semble plus me correspondre qu'une vie parisienne, anglaise ou espagnole... Note pour plus tard donc ;)
Pour terminer, un petit mot sur Lausanne, la ville où l'on vous vante à tous les coins de rues, les atouts olympiques. Photos de médailles, sportifs en action sur les dépliants, stade olympique, musée olympique, etc... Mais ne vous y trompez pas : La ville de Lausanne n'a jamais accueilli les Jeux Olympiques... Encore une bizarrerie suisse...
Bref, tout cela pour vous dire qu'aujourd'hui les vacances se sont terminées, je n'ai rien vu venir, j'affronte donc cette dernière ligne droite sans y être complétement préparé...
Jeudi 20 Février 2003
Il est là sans être là.
Son être entier va mal, mais sa coque a le sourire.
Les apparences sont parfois cruelles...
Si seulement il pouvait percer cette croûte qui le protége.
Si seulement il pouvait mettre de coté son orgueil, ses préjugés bien pensant, et ses habitudes.
Si seulement il pouvait faire parler son être avant de faire parler sa tête.
Mais il s'enferme, il renie, il tasse au fond de lui-même ce qu'il a envie de crier à la terre entière.
Il pense que tout va bien, mais il sait bien qu'il s'en persuade plus qu'il ne le croit.
Il souffre, mais il ne sait comment l'exprimer.
Il reste en apnée et continue à affronter ses journées tant bien que mal...
Il se reconnaitra...
Bon, même sans être chauvin ça, ça ou ça avouez que ça fait grincer des dents...
On pourrait se réjouir, pour une fois que la France fait la une des journaux US, pendant plusieurs semaines de suite en plus ! Surtout qu'apparement ça fait vendre puisqu'ils recommencent, et on sait bien que les journaux américains sont plus liés à la loi du marché et aux sujets racoleurs plutôt qu'à la réelle actualité...
La France est donc un sujet racoleur de l'autre coté de l'atlantique ! Super ! C'est vrai qu'il vaut mieux faire la une des journaux sur ces enfoirés de français plutot que sur Poutine avec sa Tchetchenie, ou sur la corée du Nord et sa bombe nucléaire...
En tout cas, il a trouvé son créneau notre président, son point du vue plait à tout le monde, aux gauchos basiquement anti-américains, aux fachos pro français, aux moutons aveuglement derrière leur président, aux pacifistes à longue barbe et d'une manière générale, il faut l'avouer, à toutes personnes sensées... Ensuite les raisons réelles de l'Elysée sont multiples, entre la volonté de se différencier à tout prix et les avantages commerciaux, de nombreux facteurs convergent...
Reste à savoir ce qu'il va rester de tout cela dans quelques semaines, parions sur un status-co où tout le monde il est beau, tout le monde il est d'accord, tout le monde il est gentil...
Jeudi 13 Février 2003
Je ne suis pas mort, mais je survis...
Plus ce week-end...
Mercredi 29 Janvier 2003
Cela fait plus de 6 ans que je possède une connection internet. Durant toutes ces années, j'ai beaucoup surfé, et comme tout le monde j'ai eu mes phases. Ma phase emulateur/roms, ma phase warez, ma phase napster, ma phase forums, ma phase linux, et depuis plus d'un an ma phase blog. Bien entendu ces phases se coupent et se recoupent, et certaines ne sont pas encore terminées.
Quoi qu'il en soit, je n'aurais jamais pensé que des "pseudos" journaux intimes mis en ligne puisse constituer un tel phénomène. Chaque blog posséde son style, et chaque blog cultive sa différence à travers ce principe universel de lutte contre la non-assimilation à la masse : Il faut sortir du lot. Les blogs n'échappent donc pas à la règle : chacun ses petites astuces pour se démarquer. Mais bien entendu, il y a une trame de fond à tous ces blogs, certaines évidentes, d'autres moins triviales.
Cependant, il y a un point sur lequel je voudrais revenir, ce sont les cycles. Depuis tous ces mois où je lis des blogs, je m'aperçois que les cycles sont immuables à travers les posts, on retrouve toujours ces hausses et ces baisses de moral, les évolutions sont toujours progressives, rarement brutales (où souvent du à la reussite d'un examen, ou à l'aboutissement une quête sentimentale), mais elles sont là, et chez tout le monde. Pour certains bloggeurs, les cycles de moins bons sont plus long que les autres, mais je n'ai encore jamais lu de blog 100% depressif, ou au contraire, 100% "j'aime la vie".
Moi en ce moment, aujourd'hui, à cette heure çi, je suis en début de phase ascendante... et vous ?
Au fait, je n'en ai pas encore parlé mais je l'ai eu ! Très pratique et super qualité. Du coup je retrouve les joies de prendre le bus et surtout de marcher en musique.
Avant (genre fin collège, début lycée), j'avais un walkman. Je m'éclatais à faire mes petites compil' K7, et je les écoutais sur le chemin du collège/lycée. Le problème c'est que je faisais rarement le trajet seul, et j'étais plus occupé à écouter les potins que ma musique... Du coup abandonné.
Ensuite (fin collège, début IUT), j'avais un discman. Vu que j'allais à l'IUT seul, ça me permettait de m'isoler. Les deux gros inconvénients étaient la durée de la batterie, et surtout la stabilité. Je sais pas comment je me débrouille, si j'ai une démarche particulièrement "bondissante" ou "déhanchée", mais même avec le super système japonais UPS-NOSHOCK-4000-XP12, mes CDs ils ont toujours sauté quand je marchais, du coup, abandonné.
Enfin, la classe, le lecteur MP3, plus de saut, stabilité abolue, batterie très raisonnable et souplesse d'utilisation. Bref, de quoi retrouver ces sensations que procure la musique, celles qui vous permettent de vous sentir très distant du décor qui vous entoure, celles qui vous galvanise et vous donnent cette forme de puissance totalement gratuite et creuse : Un Limp Bizkit à fond, et votre regard effraye même la petite vieille qui part au marché.
Lundi 27 Janvier 2003
La semaine dernière, c'était la semaine BinGirl : BlogAnniversaire, Anniversaire, et nouvelle url.
Pour info, bingirl.free.fr devient www.coredumped.net (va savoir Charles).
Bon assez parlé d'elle...
En ce qui me concerne (ce qui, d'un coup devient beaucoup plus intéressant):
- j'ai comme d'hab couru à gauche et à droite sans avoir pris le temps de m'arreter sur les choses qui en valaient vraiment la peine;
- j'ai su faire ressurgir mon passé (mais ça, je le détaillerai dans un prochain post, parce que là, je n'ai pas le courage),
- j'ai constaté avec surprise que le Vendredi 24 Janvier 2003 sera à marquer d'une pierre blanche, puisque c'est à cette date que l'ensemble de mes vieux compagnons de route ont tous apaisé leur quête (désolé, d'être obscur, mais il m'est difficile d'en dire plus, même si cela me brûle le clavier...).
Le prochain post risque d'être toutefois plus explicite ...
Lundi 20 Janvier 2003
Voilà, un très bon week-end de passé. Paris, c'est bien, mais le rôle de touriste dans cette grande pièce de théatre urbaine qu'est la vie parisienne me convient très bien. Je ne pourrais pas avoir un autre rôle au sein de cette mise en scène, les autres acteurs sont trop surfaits, et la production est affiliée de trop près aux grandes chaînes alimentaires.
C'est vrai lorsqu'on vient de Lyon, et qu'on a l'habitude de tous ces petits restos lyonnais, si différents tant dans leurs menus qu'à travers leurs ambiance, ça fait vraiment fade tous ces grands groupes qui ont un quasi monopole sur tous les grands axes de la capitale. Ormis les McDo, qui en plus de leur fonction alimentaire servent aussi comme unité de mesure Parisienne, tant leur regularité et leur nombre est impressionnant ("T'habites où ?" "Ho à environ 4McDos de chez toi"), les BuffaloGrill, les BistroRomain, les PizzaHut, les Hippotalamus, font vraiment partie du décor Parisien. Restez là-bas, les quelques enseignes que l'on a chez nous suffisent largement, laissez nous nos "Rue Mercière" et nos "Rue St Georges".
Bon évidemment, un week-end c'est léger pour juger, mais suffisant pour se faire une petite idée de la ville avec un regard différent de celui que j'avais la dernière fois (env. 5 ans). Déjà le metro, faut faire quelque chose, je sais pas venez à Lyon pour comparer. Ok, le réseau lyonnais est ridiculement petit par rapport au réseau parisien, mais c'est pas une raison pour ne pas y investir un peu en vue de sa rénovation, l'argent rentre à la même proportion Nb d'usagers/Taille du réseau, non ?...
Ensuite, c'est vrai qu'il y a une concentration culturelle là bas. Surtout au niveau des pièces de théatre et des spectacles, c'est dommage pour nous. Mais dans l'ensemble, j'ai pas l'impression que Paris mérite cette inflation des prix, surtout au niveau immobilier. Mieux vaut un 100M² à Lyon, qu'un 40M² à Paris pour le même prix, mais bon, je dois pas être dans le coup, on va dire ...
Bref, je pense que je vais rapidement y retourner pour un autre week-end, histoire de me confirmer/infirmer toutes ces idées réçues...
Jeudi 16 Janvier 2003
Ce week-end va être un week-end particulier. Je vais rejoindre l'espace de 3 jours et 2 nuits cette ville si mondialement convoitée et si nationalement rejetée, j'ai nommé notre belle Capitale Paris.
Ca fait bien plusieurs années que je n'y ai foutu les pieds, mais ça ne me manquait pas trop. C'est plus le fait de revoir éventuellement tous les gens qui habitent là bas qui me manque, plutôt que la ville en elle même. Ceci dit ça ne va pas m'empêcher de faire le bon vieux touriste de base, et de me ballader sur les champs, aller voir la Tour Eiffel, et de peut-être pousser jusqu'à la Villette. Mais bon... je verrais bien, je me laisserai trainer au rythme du metro Parisien.
Au fait si vous avez des idées de petits restos pas cher dans le 18ème je suis preneur, parce que là où je loge la bouffe n'est pas incluse, alors bon, j'ai pas trop envie de me taper 3 jours de McDo :/
Mardi 14 Janvier 2003
Parmis toutes les phases de notre enfance, il y en a une qui peut-être particulièrement traumatisante. C'est le moment où l'on s'aperçoit avec stupeur que nos parents n'ont pas toujours raison, qu'ils mentent parfois, qu'ils se prennent la honte en public, qu'ils ne savent pas tout sur tout, ou encore qu'ils affirment des conneries plus grosses qu'eux. Soit.
Un peu plus tard (souvent guére longtemps après), c'est au tour de la maitresse, du maître, ou du prof (mais là c'est au moins que vous êtes allé jusqu'en sixième et c'est que vous avez eu une enfance un peu naïve... et/ou surprotégeé et/ou en classe unique à la campagne ;) ). Bref, le mythe de l'instit' qui sait tout s'écroule à son tour, et vous devez donc affronter ce monde imparfait...
Tout va donc pour le mieux puisque vous être conscient des lacunes de vos enseignants, vous poursuivez donc votre scolarité bon gré, mal gré en essayant de prendre ce que chaque prof à de bon à vous donner (bon ok, pour certains faut bien chercher), mais dans l'ensemble vous vous en sortez...
Puis arrive le jour où arrive THE Prof. Celui qui sort du lot de par son intolérence et son manque de souplesse. Celui dont les autres profs parlent. Celui qui montre autant de sympathie et de compréhension envers ses élèves que'une mante religieuse envers son conjoint. Bref le prof qui vous fait penser qu'il devrait y avoir une selection psychologique plus poussée pour l'accès à la profession d'enseignant. Ce jour était aujourd'hui pour moi. Pour fêter ça, voici mes pensées du moment :
Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message
Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan
Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux âges
Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan









