Post-Eire - souvenirs
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6 posts pour la cat�gorie 'souvenirs'

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Vendredi 21 Avril

categories Petites originalités entre amis. [00h45] Petites originalités entre amis.

/images/carte.pngJe suis très sentimental avec certains objets, comme par exemple ce ticket de musée lors du voyage scolaire à Cambridge au lycée, ou ce bracelet orange du village vacances vendéen, ou comme tous les objets de ces trois cartons que je n'ai toujours pas déballés depuis mon emménagement.

Mais parmi ces objets, une grosse enveloppe m'intrigue particulièrement : Mes cartes d'anniversaires. Je ne me suis même jamais posé la question tellement il était naturel que je ne pouvais pas les jeter.

Je ne pouvais pas faire ça à tous ces gens qui ont cherché pendant de longues minutes l'originalité, la phrase qui change de d'habitude, la référence qui fera sourire sans attirer les moqueries de ceux qui signeront après. Ni à ceux qui se promettent tous les ans, en vain, de ne pas lire les mots des autres pour ne pas bloquer l’inspiration.

Mais en y réfléchissant d’avantage, je me suis dit, après tout, pourquoi ne pas jeter ces supplices coincés entre l’obligation par politesse et la contrainte par gentillesse ? Alors, à l’occasion de mon quart de siècle, j’ai tout ressorti :

J'ai rit en remarquant ceux qui écrivent, parfois involontairement, toujours la même phrase d'une année sur l'autre ; j’ai cherché des visages à associer à ces noms qui ne me disent plus rien ; j’ai été ému par ces noms qui sont toujours là depuis toutes ces années ; j'ai souris en revoyant les cartes à fleurs mauves légèrement en relief des grands parents, puis j’ai tout rangé consciencieusement après avoir lu les mots de ceux qui ne pourront plus jamais m’en écrire…

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Mercredi 08 Juin

categories Chassé-croisé. [16h05] Chassé-croisé.

/images/couple.jpgLorsque je n'étais encore qu'au coeur de mon ingrate adolescence, j'avais beaucoup de mépris pour ces types de presque 25 ans qui attendaient dans leur belle BMW les nanas les plus sexy du lycée. Elles pavanaient en montant dans la voiture, en ayant pris soin de mettre en valeur leur corps de femme tout neuf. Elles avaient ce petit air paradoxal des filles qui sont encore surprises des formes que leur adolescence leur a modelées, tout en surjouant leur fierté et leur maturité.

On avait beau essayer de se persuader, avec beaucoup de mauvaise foi, que ces filles n'étaient pas les plus malignes du lycée, et que de toute façon, même le plus beau gosse d'entre nous (même redoublant) n'aurait rien pu faire du simple fait qu'il était encore au lycée, ça mettait un coup à notre orgueil. On avait l'impression de se faire piquer des poules du poulailler.

Personnellement, j'ajoutais que ces types devaient vraiment être des loosers pour se rabaisser à faire la sortie des lycées pour pouvoir tirer leur coup. En toute logique la pyramide des âges leurs laissait suffisamment de chance auprés des filles de leur génération sans qu'ils aient besoin de taper dans nos plate-bandes. Sans compter que les mannequins de 25 ans n'étaient pas nombreuses à venir chercher des lycéens boutonneux en décapotable. Il y avait donc là un déséquilibre flagrant.

Depuis cette époque, j'ai pris quelques années, et mon quart de siècle arrive à grands pas. Ma position n'a pas radicalement changée, mais j'accorde aux chasseurs de pucelles de ma génération d'avantage de circontances atténuantes. La première est que, avant qu'elles n'ouvrent la bouche, il tient parfois du challenge de différencier une fille de 17 ans d'une femme de 23, surtout à une soirée avec beaucoup de bruit et d'alcool. Ensuite, il faut avouer que, passé 23-24 ans, le couple devient rapidement le standard majoritaire, et qu'il est moins évident de croiser des célibataires du même âge à tous les coins de rues. Enfin, et surtout, sans vouloir paraître désobligeant, la tirade du dragueur baratineur a beaucoup plus de succès auprès des naïves adolescentes qu'auprès des baroudeuses jeunes femmes, passée depuis longtemps sur la défensive.

Pour toutes ces raisons, quand, au hasard d'une soirée, je croise un ami proche ou même une connaissance lointaine accompagné d'une partenaire de jeu de plusieurs années sa cadette, je ne suis plus méprisant, j'ai simplement une pensée pour les camarades de lycée de la jeune fille...

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Jeudi 19 Mai

categories Regrettées angoisses. [01h25] Regrettées angoisses.

/images/screech.pngVendredi, il est 16h45, je rentre tout juste de l'école, je jette mon cartable avec, l'espace d'un instant, la boule au ventre de ne pas sauter tout de suite sur ma tonne d'exos d'anglais à finir. J'ouvre les placards de la cuisine et me prépare un Nesquick avec des tartines.

Giga a déjà commencé, mais il est encore trop tôt pour y voir la belle Kelly Kapowski dans un nouvel épisode de Sauvés par le Gong. Seule la voix off de l'émission présente le programme de l'émission.

Le lendemain, les autres me forcent un peu la main pour jouer à l'épervier en bas de l'immeuble. C'est sympa, mais ça reste un truc de gamin.

Ce n'est que bien plus tard, le dimanche soir que je repense à ces exos d'anglais, après une journée entière passée devant Zelda II. La culpabilité m'assaille alors, et le sommeil ne vient pas. Je me dit alors que la sixième c'est horrible.

Alors qu'en fait, la sixième, c'est du bonheur en barre...

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Mercredi 09 Février

categories On ne vit qu'une fois. [21h09] On ne vit qu'une fois.

/images/carton.pngEn plein déménagement, je cumule retour tardif du boulot avec faisage de carton en retard. Je n'ai jamais été très efficace pour les déménagements ou les rangements de printemps. Je m'attarde constamment sur la moindre photo ou lettre retrouvée lors de fouilles archéologiques entre le bureau et le radiateur. Le moindre pretexte ou support qui peut me permettre de me remémorer un souvenir d'enfance ou d'adolescence est saisi.

Mes vacances paradiasques de 95, cette photo à 7 dans un photomaton au lycée, ces voyages scolaires en Angleterre, tous ces gens que je ne revois plus mais dont je connais jusqu'à la date de naissance... Entre nostalgie et satisfaction d'une adolescence réussie, j'enroule de chaterton ce carton rempli de souvenirs en espérant, dans une ultime utopie, qu'il ne contient pas le meilleur de mon existence.

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Lundi 10 Mai

categories "Allez, on lui met une bonne note !" [02h55] "Allez, on lui met une bonne note !"

/images/jacquesmartin.jpgLorsque j'étais plus jeune, il m'arrivait de passer plusieurs fois par an des Dimanches-Jacques-Martin. Je les appelais ainsi car, vous l'aurez compris, l'ennui, la démotivation, l'absence de repas de famille ou d'amis avec qui trainer m'amenait irrésistiblement vers cette succession interminable de programmes du dit-auteur.

Après réflexion, c'était un peu réducteur, car mis à part "Ainsi font font font" et "L'école des fans", je ne regardais pas grand chose d'autres lors de ces après-midi dominicales (à part peut-être "La Une est à vous" pour voir Manimal et le Magicien, ou plus tard, Vidéo gag). Mais ça restait pour moi l'événement caractéristique de ces dimanches d'inactivité totale. Ce type de journées faisait naître en moi un malaise situé quelque part entre la déprime, la fatigue et la culpabilité de ne rien faire.

En caleçon, pas lavé, affalé devant la télé ou mon PC, à grignoter tout ce j'ai pu trouver dans mes placards afin d'éviter de me faire à manger, j'ai passé aujourd'hui mon premier Dimanche Jacques Martin Irlandais...

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Mercredi 05 Mai

categories Port-Crouesty et Nono. [23h43] Port-Crouesty et Nono.

/images/feu_plage.pngL'air iodé de la côte irlandaise de ce week-end a fait ressurgir en moi une rafale de souvenirs.

De 1995 à 2000 j'ai passé 5 étés en Bretagne, sur la presqu'île de Ruys, à Port Crouesty. Petit port touristique, enclavé entre un port de plaisance et une plage immense, j'y ai laissé le meilleur de mon adolescence.

Les clubs d'ados où mes parents m'inscrivaient, me permettaient de tisser rapidement des liens avec une poignée de jeunes vacanciers nouvellement arrivés et déjà brûlés par le soleil. Puis, de jours en jours, la petite troupe s'agrandissait. Au fil des ans, on y retrouvait des visages, des amitiés.

Les après-midis se résumaient à un rendez-vous tardif au Magic-Rock, sur la place centrale. S'en suivaient quelques heures sur la plage, à la piscine ou étendus sur la pelouse à feuilleter FHM, à jouer aux cartes et au diabolo, ou à chanter autour des guitares apportées pour l'occasion.

Les soirées étaient plus arrosées, elles débutaient souvent par une halte à la soirée disco du village-vacances, où les parents en short et pull sur les épaules surveillaient leur progéniture tout en gardant un oeil méfiant sur les "grands" qui se secouaient un peu trop à leurs goûts. Puis on se dirigeait sur la plage, on creusait un trou, on regroupait quelques morceaux de bois pour faire un feu, on apportait bières, djembés et guitares, et on passait la soirée à refaire le monde.

La rangée de catamarans alignés plus loin, étaient autant de lits pour les couples éphémères tant les toiles tendues entre les flotteurs étaient confortables. La nuit se prolongeait ainsi, bercé par le bruit de la mer, le cliquetis des cordes sur les mâts et les étoiles, le tout aidé par l'alcool et l'insousciance de l'adolescence.

Lors de mon dernier séjour là-bas j'ai compris que j'approchais la fin d'une ére. Le lieu avait changé, les gens avaient vieilli, il ne fallait pas s'acharner. Je suis retourné une dernière fois sur la plage, j'ai ramassé un galet et je suis rentré chez moi, la mort dans l'âme mais conscient qu'il fallait passer à autre chose. Pourtant je n'oublierai jamais Aurélia, Ponpon, Phil', Jessyca, et tous les autres. Je sais que je ne revivrai jamais cette vie, mais c'est en partie cette vie qui m'a construit et sans laquelle je ne serais sans doute pas le même aujourd'hui.

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