Mercredi 22 Octobre 2003
10h12. La sonnerie aggressive de l'interphone me sort de ma concentration. Vu mon état pâteux et matinal, je n'ai pas spécialement envie que les yeux de quelqu'un se posent sur mon t-shirt publicitaire et mon caleçon baillant. Je fais mine de rien, et prie interieurement pour qu'un de mes collocs aille ouvrir.
Merde, pas une réaction dans l'appart' malgré le rappel insistant. Je me résoud à me lever, tout en réduisant l'effort au minimum, j'ouvre sans rien dire, mon anglais est particulièrement inefficace le matin. J'entrebaille la porte et retourne à mes travaux informatiques.
"Y'a quelqu'un ?"
Mon coeur double d'un seul coup sa fréquence de pulsation ... cette voix...
Je me précipite hors de ma chambre ... c'est bien elle ... elle ne dit rien, ses yeux en disent plus long. Elle sourit, un sourire gêné, mais tout aussi explicite. Tel un animal, elle aggrippe ma bouche avec la sienne et dans un même mouvement elle claque la porte du talon.
Elle me pousse contre la porte de ma chambre tout en remontant ses mains de chaque coté de ma nuque. Lorsqu'elle glisse ses doigts dans mes cheveux nous sommes déjà allongés sur ce lit où j'ai si longtemps rêvé de la retrouver...
Tout le reste n'est alors qu'effluves, parfums enivrants et regards plissés de plaisir... C'est si bon de la retrouver enfin... Plus rien n'a d'importance, à part elle...
La fin de cette histoire n'a rien d'original, reveil, emmergeance d'un rêve qui semblait pourtant si réel. Mais le manque d'originalité n'a rien d'apaisant... Elle me manque, je n'en peux plus...









